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Par ici chez Anne-Vie

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Derniers commentaires
13 juillet 2026

Magnifica humanitas, encyclique de Léon XIV

En achetant l'encyclique de Léon XIV, je n'avais aucune idée de ce à quoi m'attendre. Le sujet me semble clé cette année : la place de l'humain face à celle de l'Intelligence Artificielle. J'ai lu cet ouvrage au moins autant comme une réflexion philosophique que religieuse.

Dés le titre, le pape plante le décor : il s'agit de protéger l'humain face à l'IA.

L'ouvrage pose en premier les fondements de la Doctrine Sociale de l'église : l'être humain à l'image de Dieu, l'égale dignité de tous les humains, la valeur suprême des droits de l'homme.

Puis, les principes de cette doctrine sont énoncés et explicités : le principe du bien commun, celui de la destination universelle des biens, celui de la subsidiarité (chacun doit pouvoir faire ce qui est de son ressort), celui de la solidarité et enfin celui de la justice sociale.

Léon XIV nous réexplique ensuite la grandeur de l'humain face à l'Intelligence Artificielle, et nous invite à réfléchir à notre usage de l'IA en gardant à l'esprit 3 valeurs fondamentales qui animent l'humain : Vérité, Travail et liberté. Il rappelle que le bon usage de l'IA est une responsabilité que tous, hommes et institutions, devons partager, en ayant à l'esprit ces valeurs clés.

Enfin, il oppose la culture du pouvoir à la force de l'amour se son prochain, pour parvenir à conserver une société équilibrée pour tous : Désarmons les mots, construisons la paix par la justice, adoptons le regard des victimes, cultivons un sain réalisme sans cynisme ni désengagement, relançons le dialogue réel et non virtuel entre les hommes, et ne cessons pas d'espérer. 

 

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29 juin 2026

Ce qu'il me restera

Je n étais pas prête à te dire A Dieu Papa, même à 47 ans. Que me restera-t-il de toi dis moi papa?

J'ai 47 ans, tu te bats depuis 16 ans et les 4 dernières années ont été pour toi un véritable chemin de croix. 
Je t'ai trop souvent dis au-revoir le ventre noué en pensant "c'est peut être la dernière fois". La dernière fois c'était le mardi 16 juin. 
Il me restera la musique d'un carillon en bambou posée sur ta souffrance.

J'ai 35 ans. Mon second trésor A. arrive dans nos vies, ton dernier petit-fils. Tu aurais pu ne pas les connaitre, lui et D.. Ils t'apporteront la joie d'être grand-père de 2 petits gars, toi qui n'a eu que des pissouses. 
Il me restera ta tendresse et ta patience envers tes petits-enfants.

J'ai 33 ans, nous réussissons à avoir une maison à Versailles, forcément pleine de travaux. C'est loin, tu sors de ton opération du foie, mais tu es là, n'arrêtant qu'après que le soleil se couche avec S. comme commis. 
Il me restera ta force de travail, à toi qui nous dira " y a 6 mois, j'en aurais été incapable "

J'ai 30 ans. Je viens te présenter mon premier trésor A. un jour d'arrachage de patates. C'est comme ça à la Touche, tu vis proche de la terre et de la nature.
Il me restera le goût d'observer les saisons et de herser mes godasses dans les chemins de La Lande.

J ai 27 ans, tu découvres Versailles en ponçant le parquet de notre premier appartement. Tu te dis que ta fille avance dans la vie. Tu découvre le château avec Maman. Nous faisons de la barque sur le grand canal avec A.
Il me restera ton goût pour le travail bien fait, et le plaisir qui vient, après.

J'ai 23 ans. Un accident de voiture me ramène 6 mois à Serent, un peu cassée. Tu gagnés 6 mois à temps plein avec moi. Nous jouons à Cat' apult sur mon premier ordinateur. 
Il me restera le souvenir du loto des chasseurs où tu gagnes une malette à outil qui me reviendra. Il le faut bien, je vais bientôt m'envoler pour Vitré, le Mans, Saint Cyr et tu ne seras pas toujours là.

J'ai 20 ans. Je décide de poursuivre mes études en HSE. Il y a 4 écoles en France. Tu démarres la 505 bondées de mes affaires un matin de septembre pour traverser la France jusqu'à Mulhouse, sans autoroute. L'après-midi,Colombey-les-deux-eglises s'affiche sur les panneaux.
Il me restera les étoiles dans tes yeux devant la traction avant de De Gaulle. Inoubliable.

J'ai 18 ans. Je rentre du Nautile à 5h du matin, et je tosse un lièvre avec l'Austin. Je le pose sur la table de la cuisine.
Il me restera le son de ta voix 3h après, un étage au-dessous de moi : "Ah la ptite bondiou, elle en a eu un". Je souris puis me rendors, ma nuit n'est pas finie.

J'ai 11 ans. Il y a fête à Saint Jacques. C'est le soir, il fait beau, nous y sommes tous les cinq.
Il me restera le goût des tripes et des frites. Tu m'as appris que la vie n'est belle que de choses simples.

J'ai 9 ans. Je suis en CM1 chez sœur Thérèse et sœur Bernadette. En maths, l'une demande que quelqu'un apporte un plomb et un niveau. Je sais ce que c'est, je sais que tu as ça. 
Il me restera la fierté d'avoir été celle qui les a apportés en classe. Des maths et du concret, c'était pour toi ça Papa.

J'ai 4 ou 5 ans, nous sommes à la kermesse de l'école à la fin juin. Tu tiens la buvette avec d'autres papas. Il est bien 8h du soir. Tu m'assoies sur le bar et m'offres un Orangina bien frais dans ces bouteilles en verre d'anthologie. Quelqu'un arrive, qui vient nous dire que j'ai gagné le premier prix de la tombola : un vélo demi-course adulte. Je n'ai que faire d'avoir gagné. Je savoure cet instant avec toi.
Il me restera ce moment père- fille, mon plus vieux souvenir de toi, à l'âge où une petite fille n'imagine pas que le temps qui lui reste avec son papa a déjà commencé à s'écouler.
J'aimerais toujours l'orangina.

1 mai 2026

L'appartement du dessous, de Florence Herrlemann

Florence Herrlemann nous livre un roman empreint d'une belle sensibilité. A une époque où les courriers manuscrits se perdent, d'où vient cette Hectorine, 103 ans, qui rédige des lettres pour sa jeune et récente voisine du dessus, Sarah, et les lui glisse sous son paillasson. Pourquoi ne souhaite-t-elle pas un voisinage physique ? Que cache-t-elle derrière chacune de ses lettres ? Quelle vie de 100 années, dicible ou indicible, va-t-elle lui offrir en lecture ?

Dans le petit immeuble parisien du Marais où elle vit depuis des lustres, Hectorine, 103 ans, voit un jour l'appartement du dessous investi par une nouvelle voisine, Sarah. Pour lui souhaiter la bienvenue, la vieille dame dépose une lettre sur le pas de sa porte. Cette missive sera suivie de beaucoup d'autres, retraçant peu à peu une incroyable traversée du XXe siècle entre le Cabourg de La Recherche, le Berlin du IIIe Reich et le Paris d'après-guerre.

Mais pourquoi toutes ces lettres ? « Un jour, vous saurez », promet la centenaire à Sarah qui se prend au jeu, intriguée par cette voisine invisible dont les confidences laissent percer l'aiguillon d'un douloureux secret...

27 avril 2026

Belgique Jour 3 - Oostende

Aujourd'hui, nous passons de la station balnéaire à la ville portuaire et balnéaire d'Oostende (Ostend). Cette fois-ci, ce sont surtout les oeuvres de Street-Art, très nombreuses, qui serons au centre de notre visite.

 

26 avril 2026

Belgique Jour 2 - Bruges

Pour notre deuxième jour en Belgique, nous enfournons des vélos à De Haan et pédalons jusqu'à Bruges, à 17 km de là. Une fois les vélos stationnés, nous déambulons avant une visite guidée très riche : Water Halle, Beffroi, Cathédrale Saint Sauveur, Eglise Notre Dame, canaux, maisons de marchands et de corporations typiques, en brique aux toitures en échelle, béguinage... Tout y est sous la clémence printanière.

 

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25 avril 2026

Belgique Jour 1 - De Haan Aan Zee

Un peu par hazard, notre séjour démarre à De Hann An Zee où nous logeons. Cette station balnéaire de la côte nord belge a les pieds dans la mer du Nord, de longues plages de sable fin, des dunes arborées, et un patrimoine architecturale de la belle époque qui vaut vraiment le détour, en particulier sous un ciel aussi clément.

 

22 avril 2026

Pentatonix, UK / European Tour 2026

Des voix pures, une salle comble, un très beau moment à quatre.

 

11 avril 2026

Trop et jamais assez, de Mary L Trump

Essayer de comprendre en plongeant dans ce qui a construit quelqu'un.

Un témoignage de première main pour mieux comprendre « l’homme le plus dangereux du monde ». Un « menteur pathologique » : c’est ainsi que la nièce de Donald Trump qualifie son oncle dans un portrait au vitriol. Témoignage de première main, cette enquête au cœur de la névrose d’une famille toute-puissante est digne d’un roman. Elle dévoile le vrai visage de l’ancien président américain, celui d’un enfant terrorisé par son père, devenu cet être narcissique, instable et manipulateur. Des coulisses de l’« Empire Trump » à la Maison Blanche, Mary L. Trump révèle les ombres et les failles d’un homme dangereux, qui n’a pas renoncé à diriger la première puissance mondiale. « Une plongée vertigineuse dans l’âme de [l’ex-]président des États-Unis. » RTL Docteure en psychologie, Mary L. Trump a enseigné à l’université sur les thématiques du trauma, de la psychopathologie et de la psychologie du développement. Fille du frère aîné de Donald Trump, elle vit à New York. Traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec et Julie Sibony.

21 mars 2026

Les raisins de la colère, de John Steinbeck

Ce livre n'est pas un choix anodin. Si je souhaitais au début mieux comprendre les conséquences sociales des transformations agricoles dans le contexte de la grande dépression aux USA, je ne m'attendais pas à devoir également jongler avec la nature profonde américaine, le capitalisme effréné. D'un côté, banques et puissants, course sans fin à toujours plus de bénéfices, de l'autre des familles de métayers, ruinées, exploitées, volées, réduites à si peu, mais avec toujours cette dignité et cette volonté de voir l'humain d'abord. A lire.

"Dans les yeux des affamés se lit une colère grandissante. Dans leur âme les raisins de la colère sont chaque jour plus gros et plus lourds, et la vendange ne saurait tarder." Au cœur de l'Oklahoma des années 1930, les petits exploitants agricoles se font racheter de force leurs terres et sombrent dans la misère. Mais, miracle, l'appel de la Californie retentit : ses fruits savoureux à cueillir, son coton à récolter et son grand besoin de main-d'oeuvre. Toute la famille Joad se serre dans un pick-up pour atteindre cet eldorado avec le rêve d'y faire fortune. Parviendra-t-elle seulement à échapper à la faim ?

15 février 2026

La couleur des sentiments, de Kathryn Stockett

Kathryn Stockett nous livre ici un très beau roman qui nous plonge dans l'Amérique ségrégationniste des années 1960. Dans un mode que tentent de changer Rosa Parks, Luther King et les Kennedy, le Mississipi vit encore entièrement dans un état d'esprit raciste. L'ouvrage nous conte la vie des femmes noires employées de maison auprès de la haute bourgeoisie, le racisme à l'état pur, violent, criminel, et la relation bien particulière qui s'établit dans ces familles entre les personnes servies et celles qui servent. 3 destins vont s'unir pour écrire la vérité de ce monde des sixties : Skeeter, une fille blanche de propriétaire de plantation de coton, et Abilileen et Minny, deux femmes noires employées de maison. A LIRE

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.

Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.

La jeune bourgeoise blanche et les deux bonnes noires, poussées par une sourde envie de changer les choses malgré la peur, vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a connu un succès considérable dans le monde entier, et a été adapté au cinéma. En France, le roman a reçu en 2011 le grand prix des lectrices de Elle.

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