Musée de la résistance bretonne, Saint-Marcel
Petite promenade à 4 dans le maquis de Saint-Marcel, haut lieu de la résistance bretonne durant la seconde guerre mondiale. Nous prenons le temps avec les enfants de parcourir les 6 salles de ce musée dont j'ai tant entendu parler lorsque j'étais petite, mais que je n'ai jamais eu l'occasion de visiter.
Un peu vieillot au niveau de la présentation des salles mais très très riche en articles et objets d'époque, il vaut amplement les 1h15 que nous y avons passé.
Bien évidemment, j'ai pour ma part été plus sensible à l'évocation des batailles dans le maquis, dont les noms et lieux me parlent beaucoup plus qu'au reste de ma petite famille.
Vivement juillet et août où il est possible de parcourir le maquis en véhicule d'époque pour une visite guidée.
Un Jésus en sucre dans son sabot de chocolat
Un clin d'oeil à ce souvenir que je retrouvais chaque année sous le sapin de ma grand-mère, à côté de 2 clémentines, au-dessus de mon cadeau.
J'ai été bien surprise de le retrouver dans une fin de rayon de chocolats de Noël... Je crois que j'en aurais offert à la génération suivante si je les y avais trouvé avant les fêtes... mais vraiment pour la forme et le souvenir, car le chocolat n'est pas des plus hautes qualités.
Je me demande si l'objet parlerait vraiment aux nouvelles générations... qui n'ont pas eu de vielle voisine célibataire porter des botoù-koad tous les jours.
Souvenir religieux
Il est des textes qui vous marque plus que d'autres. Ma grand-mère, térriblement diminuée aujourd'hui, avait dans ses tiroirs, dans sa table de chevet et dans son armoire, une quantité incroyable de neuvaines de Notre Dame de la Trinité.
Sur des papiers A7 recto verso s'étendait la prière qu'elle lisait et relisait, qui l'accompagnait, et qu'elle nous a transmis. Je n'ai maleureusement pas la chance d'avoir encore ce petit papier issu des envois de son abonnement à "Notre Dame de la Trinité", mais ce soir, j'ai retrouvé le texte... et c'est déjà beaucoup.
Etrangement les mots me reviennent comme si c'était hier... Il me plairait de ré-avoir dans les mains ce document que Mamie chérissait tant.
Neuvaine à Notre-Dame de la Trinité
1. -- O Marie, VIERGE PUISSANTE, nous vous en supplions, aidez-nous dans nos difficultés présentes.
"Pour vous le Seigneur a fait des merveilles". Venez à notre secours, ô Toute-Puissance suppliante: Vous êtes l'Avocate des causes les plus désespérées. Il nous semble que l'aide maternelle que nous attendons de vous pourra contribuer à la gloire de Dieu, à votre honneur et au bien de nos âmes.
Dès lors, en nous soumettant par avance à la sainte et paternelle volonté de Dieu, nous vous demandons d'intercéder pour nous auprès de votre divin Fils qui ne peut rien vous refuser.
Nous faisons confiance à la puissance sans borne que vous communique le Père céleste dont vous êtes la Fille bien-aimée. C'est pourquoi nous vous disons avec sainte Mechtilde, première messagère des Trois Ave Maria:
JE VOUS SALUE, MARIE...
II. -- O Marie, appelée Trône de la Sagesse, puisque la Sagesse incréée, Jésus-Christ votre Fils, "a pris chair en vous", vous avez reçu de Lui la science la plus parfaite que puisse recevoir une créature... Vous connaissez donc notre misère et quel besoin nous avons de votre secours.
Nous nous livrons entièrement entre vos mains. Disposez tout en nous pour la plus grande gloire de Dieu et le service généreux de l'Eglise comme pour le bien de nos âmes. Venez à notre aide par les moyens que vous savez être les meilleurs.
O Marie, obtenez-nous les grâces que nous implorons. Nous faisons confiance à la sagesse incomparable dont le Sauveur du monde vous illumine, vous qui êtes sa Mère très aimée. C'est pourquoi nous vous disons, avec saint Léonard de Port-Maurice, le plus zélé prédicateur des Trois Ave Maria:
JE VOUS SALUE, MARIE...
III. -- O Marie, Secours des chrétiens, au coeur débordant de miséricorde et d'amour depuis que l'Esprit-Saint vous "a couverte de son ombre", nous implorons votre bonté. Plus notre misère est grande, plus vous voudrez vous pencher vers nous.
Pauvres pécheurs, nous ne méritons pas les grâces que nous désirons recevoir par votre intercession. Mais nous demandons pardon à votre divin Fils et à vous-même de tout le mal que nous avons fait et dans lequel nous ne voulons plus retomber.
Implorez avec nous ce pardon près de Jésus, et obtenez-nous de Lui les grâces que nous désirons tant obtenir.
O clémente, ô sainte, ô douce Vierge Marie, vous qu'on n'a jamais implorée en vain, venez à notre secours par la miséricordieuse bonté dont vous comble pour nous l'Esprit-Saint qui vous a choisie comme son Epouse bien-aimée. C'est en toute confiance que nous vous disons, avec saint Alphonse de Liguori, l'apôtre de votre miséricorde et le docteur des Trois Ave Maria:
JE VOUS SALUE, MARIE...
Un laboureur à Versailles, d'Hélène Vergonjeanne.

Je connais peu d'auteur... aussi lorsque j'ai appris qu'une collègue avait écrit un roman historique couvrant la vie d'un personnage d'origine agricole ayant gravi tous les échelons menant à Versailles, aux pieds du roi, en qualité de médecin, je me le suis gardé bien au chaud. Ma vie trop remplie m'a fait laisser s'écouler maintes semaines avant que je ne l'ouvre, pensant que l'ouvrage ne pourrait m'émerveiller : Quelle erreur ! L'auteur a certes choisit un personnage autodidacte dont la vie n'a cessée d'évoluer, de changer, de s'enrichir intellectuellement, médicalement, à une époque où l'ignorance était reine en la matière, mais cela ne constitue pas tout dans le fait que ce roman est particulièrement réussi. Des recherches historiques poussées et précises, une plume alerte, au vocabulaire étoffée mais agréable, autant d'atout pour ce roman qui m'a tout simplement bluffé, tant pour les origines du perosnnage que pour le fait qu'il évolue dans un univers qui est aujourd'hui géographiquement notre quotidien.
Je ne saurais que trop vous le conseiller... Il est, au fil des chapitres, de plus en plus prenant.
Au XVIIIème siècle, sous la régence, puis sous le règne de Louis XV, François Quesnay passe de la ferme familiale à un atelier de gravure parisien, apprend la chirurgie, s'installe à son compte, se marie, devient veuf, pour enfin arriver en tant que médecin au service de Madame de Pompadour, la favorite du roi. Son talent le verra aussi soigné l'entourage proche de Louis XV, et Louis XV lui-même, et participer activement au siècle des lumières, en rédigeant de nombreux ouvrages de médecine, et plusieurs articles pour l'Encyclopédie.
Dora et la cité des jouets perdus
Une semaine de vacances à trois, à la maison... Nous nous devions de faire ce qu'il faut pour voir les yeux de notre petite puce s'illuminer...
Elle est peut-être encore un peu jeune pour tenir 1h30... la prmeière partie l'a laissée un peu perplexe. Mais après l'entracte, elle criait, accompagnait et chantait comme tous les plus grands.
Veillée de Noël
Les repas de fêtes se font pour nous les 23, 25 et 26 cette année, complexe, certes, mais cela nous offre l'opportunité d'une messe de minuit dans la région de mes origines.
Je choisis d'emmener mon chéri à Sainte-Anne d'Auray, à la basilique où je me suis retrouvée maintes fois étant jeune, car disaient mes grands-mères, mères et voisines "il faut aller prier ta Sainte Patronne".
Nous avons donc rejoints la combien célèbre basilique de Sainte-Anne d'Auray pour assister à la messe de 21h, en français et breton. L'église bondée, les chants, la crèche... une atmosphère qui nous aide à retrouver le merveilleux de Noël...
Et sa création individuelle...
Evidemment, les enfants n'ont pas seulement contribués à la création collective... mais ont bien bricolé et cuisiné pour la création unique de chacun.
La maîtresse avait demandé une boîte d'oeuf. Ne voulant pas que la petite princesse nous fasse un objet tout triste, me voilà qui choisis mes oeufs au supermarché pour la couleur de la boîte (véridique), j'en choisi une belle, verte !
Et voici le résultat : découpé et peint tout de rouge par la petite princesse.
Bon, tout de même, elle m'a offert les petits sablés qu'ils ont cuisinés et décorés... Comme elle est chou en petit lutin.
Création commune de la petite section de la petite princesse
Quel bel arbre de Noël avec ses 28 lutins près à aider le Pére-Noël... au moins dans ses choix. J'aime la créativité de la maîtresse qui les incitent à composer ensemble...
La Paroisse Bretonne, conférence de Béatrice Cabedoce
Ce samedi après-midi à la mairie de Versailles, Béatrice Cabedoce nous a exposé plus d’une heure trente durant ce que fut la Paroisse Bretonne, institution de soutien, d’entraide et de support aux premières génération de Bretons investissant Paris dès 1870. Elle s’est pour cela appuyée sur son mémoire de Maîtrise datant de 1979, repris et mis à jour par ses soins il y a 2 ans. J'ai beaucoup appris lors de cette conférence.
A compter de la seconde moitié du XIXème siècle, l’essor des routes et voies ferrées conduit les bretons aux moyens les plus faibles à venir s’installer à Paris et alentours. Le terminus est alors extérieur aux enceintes du Paris intra-muros. Le quartier de Montparnasse est populaire, voir mal famé, et c’est là qu’atterrissent bon nombre d’émigrés. Brutalement, ils se trouvent confrontés à la barrière de la langue, à la pauvreté urbaine, aux différences de meurs, aux problèmes liés à l’emploi, au logement. Dès lors, ils parviennent souvent à n’obtenir que les emplois les plus durs, mal payés, auparavant occupés par les provinciaux issus de Savoie ou d’Auvergne qui sont désormais mieux intégrés : travail au métropolitain, terrassement, emploi saisonnier agricole.
L’Abbé Cadic, morbihannais d’origine, fonde en 1897 la Paroisse Bretonne, société catholique pour encadre les arrivants bretons, soutenir leur installation, leur intégration, et maintenir la liaison avec la culture, les origines et les bonnes mœurs bretonnes, en essayant d’utiliser ces aspects pour maintenir la foi des émigrés bretons. L’œuvre s’appuie pour cela sur la richesse des familles bourgeoises bienfaitrices. Le cœur des réunions de prière, de retrouvailles ou d’échanges est à l’église Notre-Dame des Champs…
L’action de la Paroisse Bretonne se diversifie : vestiaires, bureaux de placement, du logement, patronage des jeunes filles, prise en charge des orphelins, messes et rassemblements, conférences, concerts, veillées, banquets annuels, fest-deizh et noz, cours du soir, pardons… puis plus tard une société d’épargne, des magasins de produits bretons... La banlieue entre dans le cercle. Des chapelles d'urgences voient le jour dans les quartiers bretonnants nouveaux, tel notre Porchefontaine et sa chapelle Saint-Michel, devenue depuis église.
Le bulletin de la société naît. Ce sera le « Breton de Paris ». L’abbé Cadic œuvrera autant que possible pour qu’il soit diffusé largement en Bretagne, afin notamment d’alerter ses confrères sur les dangers d’envoyer ou de laisser partir ses paroissiens et surtout ses paroissiennes vers l’Ile-de-France, espérant ainsi ralentir l’émigration bretonne vers la capitale.
Petit-à-petit, les Bretons s’encrent dans la capitale. Vient en 1905 la séparation de l’église et de l’état, en parallèle de la succession des générations. Les nouveaux arrivants sont moins perdus, ils comprennent parfois un peu le français et ont des points de chutes sur Paris.
L’abbé Cadic est un directeur impliqué, dynamique, mais rigoureux et exigeant. Le temps passant, il refuse l’évolution des mœurs, préférant voir les jeunes filles rester bonnes auprès des familles bourgeoises plutôt que d’apprendre les métiers du secrétariat, nouvellement naissant, qui pourraient les exposer à la gente masculine, voir à des souteneurs. Petit-à-petit, les bretons s’intègre à la vie parisienne relativement anti-religieuse, progressent dans la hiérarchie du travail, et, à partir de la première guerre-mondiale, se détachent de l’œuvre de la Paroisse Bretonne. L’œuvre ne survivra ainsi pas au décès de son fondateur en 1929, mais elle aura été d’un intérêt important pour l’intégration des premiers arrivants.
Rame, rame au pied du château...
Fraîcheur colorée d'une fin d'après-midi, en barque sur le canal... au pied de notre château.
Une bien douce façon de prendre son temps...












